Le blog de Bernard Bonnejean

Le blog de Bernard Bonnejean

Écrivain, ancien professeur de français et de littérature pendant plus de trente ans, je vous invite à une exploration culturelle dans le monde, très vaste, de la poésie et des idées. J'aime à reprendre le leitmotiv des humanistes de la Renaissance, repris de Térence : « Rien de ce qui est humain ne m'est étranger ». Bienvenue à toutes et à tous ! Pour en savoir plus sur moi WIKIPEDIA

Partager

UN SIGNE

Bernard Bonnejean —
UN SIGNE

UN SIGNE

Le lundi 28 juillet, mon ami prêtre dira une messe catholique pour notre groupe de prière de Facebook. Un groupe privé, voire secret, bien entendu. Depuis que les acharnés de la laïcité croient bon de nous contraindre à respecter leurs chimères, la loi nous « autorise » à exprimer notre foi uniquement au sein de la « sphère privée ». Imbéciles qui ne représentez qu’une infime minorité et croyez nous faire ployer sous votre joug ! Comme disait saint Paul, le juif converti : Depuis que je connais la foi, je ne suis plus soumis à la loi.

Nous ne savions, ni le P. Jean ni moi-même, quels seraient les textes liturgiques du jour. Lorsque je les ai lus, j’ai d’abord eu un mouvement de recul. Je ne voulais pas les divulguer. Et puis la répression a fait place au meurtre et le meurtre au massacre. Je me range, en soldat du Christ, du côté de la foi pour vous faire part de ce que je crois être un signe, le dernier avant la réalisation du signe.

Le premier texte est extrait du Livre de Jérémie (13, 1-11)

Le Seigneur me parla ainsi : « Tu achèteras une ceinture de lin et tu la mettras sur tes reins. Évite de la tremper dans l’eau. » Selon l’ordre du Seigneur, j’ai acheté la ceinture et je l’ai mise sur mes reins. De nouveau la parole du Seigneur me fut adressée : « Avec la ceinture que tu as achetée et que tu portes sur tes reins, lève-toi, va jusqu’à l’Euphrate et cache-la dans la fente d’un rocher. » Je suis donc allé la cacher près de l’Euphrate, comme le Seigneur me l’avait ordonné.
Longtemps après, le Seigneur m’a dit : « Lève-toi, va jusqu’à l’Euphrate, et reprends la ceinture que je t’ai ordonné de cacher là-bas. » Je suis allé jusqu’à l’Euphrate, j’ai cherché et j’ai retiré la ceinture de l’endroit où je l’avais cachée. Et voilà qu’elle était pourrie, hors d’usage !
Alors la parole du Seigneur me fut adressée : « Voilà comment je ferai pourrir l’orgueil de Juda et l’immense orgueil de Jérusalem. Ce peuple mauvais, qui refuse d’écouter mes paroles, qui persévère dans son obstination, et qui suit des dieux étrangers pour les servir et les adorer, il deviendra pareil à cette ceinture qui est hors d’usage.
En effet, de même qu’un homme s’attache une ceinture aux reins, de même je m’étais attaché toute la maison d’Israël et toute la maison de Juda, pour qu’elles soient mon peuple, mon renom, ma louange et ma parure. Mais elles n’ont pas voulu écouter ! » Parole du Seigneur.

Suit le Deutéronome 32 sqq, encore plus explicite

Peuple stupide et sans sagesse,
N’est-ce pas le Seigneur, ton père, qui t’a créé ?
Tu oublies le Rocher qui t’a mis au monde ;
Le Dieu qui t’a engendré, tu le dédaignes.

Le Seigneur l’a vu ; et de colère,
Il a repoussé ses fils et ses filles.
Il a dit : « Je leur cacherai ma face,
Et je verrai ce qui leur arrivera.

Ils m’ont bravé par un dieu de rien,
Exaspéré par leurs vaines idoles,
Je vais les braver par un peuple de rien,
Les exaspérer par des gens stupides. »

On ne peut être plus clair. Quelque chose me dit qu’il n’est pas tout à fait trop tard. Comme le dit l’Écriture : « Dieu est miséricordieux et lent à la colère ». Peut-être pourra-t-il encore pardonner aux assassins de ses petits enfants.

Je n’ai plus confiance en la stupidité des politiciens mais je reste confiant en la sagesse des peuples.

À bientôt, peut-être en communion de prière et de pensée ce lundi 28 à 10 heures…

Bernard Bonnejean

Demain et pour quelques jours je rejoins Momo,...

Bernard Bonnejean —
Demain et pour quelques jours je rejoins Momo,...

Demain et pour quelques jours je rejoins Momo, Maumau, accompagné de Renée. Momo et Maumau sont une seule et même personne et ce n'est pas ma mère (qui est morte en 1990 d'une rupture de l'aorte). Renée non plus n'est pas ma mère puisqu'elle est vivante. Maumau est une femme. Renée est une femme. Mais Maumau n'est pas Renée et Renée n'est pas Maumau. En revanche, Maumau est à l'hôpital, mais pas Renée. Et c'est moi qui conduirai la voiture.

(Et après ça, certains diront que je ne dis jamais rien sur moi !)

Photo : vous ne pouvez reconnaître ni Maumau ni Renée puisque ce n'est ni l'une ni l'autre).

A bientôt, chers amis.

Bernard Bonnejean (c'est mon vrai nom).

SURPRENANT

Bernard Bonnejean —

SURPRENANT

Vous avez dit "surprenant" ? Oui, j'ai dit "surprenant". Comme c'est surprenant.
Blague à part, voici une version traditionnelle qui mérite d'être connue pour tenter de comprendre.
Sans préjugé ni arrière-pensées.

par le Rav Ron Chaya

SPLEEN

Bernard Bonnejean —
SPLEEN

SPLEEN

[du matin]

[Un des poèmes les plus commentés par les professeurs de français, de lettres et de littérature française. En ces temps de guerre et de massacres, il s’imposera, presque malgré lui, aux plus âgés d’entre nous qui ricanèrent quand on tenta de leur faire croire que la dernière était la der des ders et qu’il suffirait d’un « Exodus » pour faire taire les armes.

Baudelaire fait ici l’inventaire de son passé comparé à un vieux meuble où s’entassent des reliques hétéroclites : soucis d’argent, peines et déceptions sentimentales, échecs littéraires et, par-dessus tout ça,
ce « spleen », cette angoisse prenante et persistante causée par l’ennui universel.]

J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C’est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.

— Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où, comme des remords, me traînent de longs vers
Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls respirent l’odeur d’un flacon débouché.

Rien n’égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L’Ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l’immortalité.

— Désormais tu n’es plus, ô matière vivante !
Qu’un granit entouré d’une vague épouvante
Assoupi dans le fond d’un Sahara brumeux !
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l’humeur farouche
Ne chante qu’aux rayons du soleil qui se couche !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal,
Spleen et Idéal, « Spleen », 1851.

Photo : un des « pâles Boucher » évoqués par le poète. Il s’agit du « Jugement de Suzanne »,
peint vers 1720, d’après un célèbre récit biblique que l’on intitule le plus souvent « Hélène et les vieillards ». Le tableau de François Boucher est conservé à Ottawa, au Musée des Beaux-Arts du Canada (National Gallery of Canada).

Bernard Bonnejean
qui souhaite à ses vrais amis, et à eux uniquement, une journée radieuse, sans spleen.

Finalement, j'ai acquis la certitude que nous...

Bernard Bonnejean —
Finalement, j'ai acquis la certitude que nous...

Finalement, j'ai acquis la certitude que nous assistons à la construction de deux nouveaux blocs "orientaux" -- trois avec la Chine, peut-être : le monde occidental avec une hégémonie israëlo-états-unienne et le monde musulman sans véritable tête (d'où les conflits permanents entre chiites, sunites, alaouïtes, etc. et les guerres civiles, notamment en Syrie). On m'a traité d'antisémite lorsqu'il y a trois ans ou plus je demandais aux responsables juifs de "La Paix Maintenant", censé unir juifs et musulmans mais entièrement contrôlé par les seuls juifs, s'ils n'avaient pas l'impression que les politiciens juifs d'occident (dont les Français) cherchaient à s'emparer par tous les moyens du pouvoir. La réflexion de DSK sur sa judéité en disait très long là-dessus :

"Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël". (Europe 1, 1991)

De la même façon, à droite, Cécilia Sarkozy aurait déclaré qu'elle ne pouvait envisager lier son destin à un goy.

Rien de répréhensible, bien au contraire ! Il fut un temps où les familles catholiques n'auraient jamais admis un non-catholique en leur sein, peut-être parce que, aussi, en cas de conflit, il s'agissait de défendre des valeurs "religieuses", morales, philosophiques et politiques, inscrites dans la Tradition. Pas si lointain finalement.

Mais ce que je trouvais inquiétant c'était cette sorte d'acharnement à occuper tous les postes et à vouloir les conserver. Tous ceux qui voulaient s'y opposer pour les occuper, et tous ceux qui osaient s'interroger sur ce "phénomène" étaient systématiquement déclarés "antisémites". Jusqu'au jour où Monsieur Valls lui-même, croyant pouvoir se dépêtrer de cette nomenclature un peu absurde, inventa le concept d' "antisémitisme moderne". Devenait "antisémite" tout opposant à la politique israëlienne d'expansion coloniale. C'est en tout cas ainsi que je l'ai perçu.

Or, si l'on admet qu'une nouvelle fois dans l'histoire les grandes puissances se partagent le monde sous nos yeux, on comprend mieux l'enjeu, comme on comprend mieux les juifs de France actuellement au pouvoir. La justice n'a pas grand chose à voir dans la récente prise de position de Hollande en faveur de Netanyahou. Il choisit son camp, c'est tout. Le problème reste sans aucun doute la question du point de vue. En fait, quand je dis que Hollande choisit son camp, je me demande si son camp ne lui est pas imposé. Prend-il position en tant que chef de l'Etat français, M. Valls prend-il position en tant que premier ministre du gouvernement français, Fabius, notre ministre des affaires étrangères, est-il français étranger aux affaires de l'Etat d'Israël ? La question reste posée. J'ose.

Et je signe

Bernard Bonnejean

Que dire ?

Bernard Bonnejean —
Que dire ?

Que dire ?
Je ne sais plus.

Bernard veut partager un Jus d'Orange avec vous !

Bernard Bonnejean —

Lee Chang Pei, Fleur de lotus, poussa la porte de l’herboristerie et pressa le pas vers le présentoir pour verser quelques grammes du précieux poison dans le jus d’orange

"J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans" / France Inter

Bernard Bonnejean —

Baudelaire de mercredi 23 juillet :

"J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau."

Zabou vous dira la suite. Et cette fois, Zabou, vous lisez bien les alexandrins. Merci pour le poète

La procrastination / France Inter

Bernard Bonnejean —

Baudelaire du lundi 21 juillet. La "procrastination" ? Pas très poétique ce mot. Tant pis ! Le poète reste poète malgré tout.

Bonne nuit.

Bernard veut partager un Jus d'Orange avec vous !

Bernard Bonnejean —

Finalement, les autorités ont eu raison de me muter dans cette ville qui sent bon la Chine jusque dans ses soieries, ses masques, ses armes, ses rues et son jus d'orange

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog